POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Tirez Pas Sur Le Stagiaire

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    Betty Holmwood-Black


MessageSujet: Tirez Pas Sur Le Stagiaire Lun 2 Juil - 20:51

« Tamponné » * clac *
« Double tamponné » * clac clac *
« Tamponné » * clac *
« Double tamponné » * clac clac *
« C’est quoi déjà le formulaire pour les dépassements de frais, le KJ56-A ? »
« Ah non, le KJ56-A a été annulé par la circulaire F7-RTZ et remplacé par le formulaire GN-124 bis »
« Alors là, pas du tout, la F7-RTZ a été annulée par la P4-CVD qui rétablit le KJ56-A comme formulaire type pour les dépassements de frais. »
« C’était le mois dernier ça, ça a du rechangé depuis. Faudra qu’on aille demander au guichet, c’est toujours le IV pour les formulaires internes ? »
« Non, c’est le XII, quatrième étage, couloir B »
« Déjà, le guichet XII c’est sixième étage couloir J, et ça a jamais été le bureau des formulaires internes. »
« Circulaire DL163, renumérotation des guichets et services pour une meilleure logique logistique, pour le bureau des formulaires internes, c’est guichet XII, quatrième étage, couloir B. »
« Mouai, faudra aller vérifier à l’accueil des employés. Elle est revenue Lénore ? »
« Non, pendant son absence on doit s’adresser au sous accueil central, deuxième sous sol, couloir G. »
« C’est pas le bureau de retrait des fournitures de pieds là-bas ? »
« Si, mais ils font aussi sous accueil central depuis la circulaire, peuh, BZ-K9. »
« C’est plus un banque, c’est une maison de fou. »
« Tamponné » * clac *
« Double tamponné » * clac clac *


Penchés sur le bureau, Betty et son partenaire Heisenberg s’adonnaient au remplissage des formulaires, nécessaire à chaque retour de mission. Un tâche herculéenne qui nécessitait bien la mobilisation de deux cerveaux pour en voir le bout. La bureaucratie gobeline était à l’image de leur jeux de cartes, complexe, obscure et sournoise. C’était le seul aspect du métier qui rebutait franchement Betty, pour le reste, elle était plutôt satisfaite de sa position de briseuse de sortilèges, et venait généralement travailler sans trop traîner des pieds. Elle faisait ce métier depuis 17 ans, elle était entrée à la banque directement après être sortie de Poudlard, et n’était pas encore lassée du métier.

Un coup frappé à la porte du bureau vint interrompre la tâche administrative des deux employés.

« Quoi encore ? » aboya Heisenberg, en ouvrant violemment la porte d’un coup de baguette magique.
« Si c’est encore Gronluk pour cette histoire de violation du CB-9T12, je te jure que je le fais empailler. » se contenta de grommeler, entre ses dents, sa partenaire.

Mais non, ce n’était pas Gronluk, leur chef à la mine revêche, gobelin de son état, qui se tenait de l’autre côté de la porte, mais un jeune homme, qui ne devait pas avoir plus de dix-sept ou dix-huit ans. Betty le dévisagea rapidement, elle avait l’impression de l’avoir déjà croisé auparavant, mais n’arrivait pas à se souvenir où, ni quand. On était au début du mois de juillet, les résultats des A.S.P.I.C.s venaient de tomber, il n’était pas difficile de deviner ce qui amenait le jeune homme dans le bureau des briseurs de sorts : on entamait la saison des stages. Et, en leur qualité de vétérans du service, il n’était pas rare qu’on confia la formation des nouveaux employés à Betty et Heisenberg. Ou comme on les nommait administrativement : Bételgeuse Holmwood-Black et Ezra Kennedy, employé numéro 665 (dis, le presque numéro de la bête) et  numéro 648.

D’un geste de la main, Betty invita le jeune homme à entrer, et à s’asseoir sur l’une des chaises disponibles. Le bureau était occupé par 4 briseurs de sortilèges, en plus de Betty et Heiz, le bureau servait à Juliet Birch et à son partenaire Murphy, qui étaient en déplacement aujourd’hui. Le bureau des briseurs de sortilèges ressemblait à un joyeux bordel, partout s’empilait des piles de paperasses, des vieux livres vermoulus, des objets servant à la détection de la magie noire, des souvenirs de voyages et de mystérieuses boîtes qui émettaient une forte aura magique, couvertes de runes, qui ne présageaient rien de bon.

Betty récupéra auprès du stagiaire le parchemin marqué du mystérieux sigle du MbdSdmD, et entreprit de le lire, pendant qu’Heinseberg faisait les présentations d’usage, et proposait un café au jeune homme. La jeune femme plissa les yeux en essayant de déchiffrer l’écriture en patte de mouche de Gronluk, et les instructions relatives à l’accueil du nouveau venu. Elle abandonna rapidement, avec un haussement d’épaules débonnaire. Si Gronluk voulait qu’on respecte ses directives, il avait qu’à apprendre à tenir sa plume avec ses doigts griffus plutôt qu’avec ses pieds plein de cornes. De toute façon, il n’y avait pas besoin d’écrire un roman, le gamin était là pour apprendre le métier, et personne, ou presque, n’était mieux placé que Betty et Heiz pour ça. Ils étaient bordéliques, indisciplinés et forts en gueule, mais leurs états de service étaient impeccables, et leurs missions ratées se comptaient sur les doigts d’une main.

« Très bien Evan, bienvenue au service du MbdSdmD, les misérables briseurs de sortilèges de mes deux ! » annonça Betty d’une voix tonitruante.

Ce n’était pas la définition officielle de l’acronyme, mais c’était celle en usage dans toute la banque et depuis le temps, tout le monde avait oublié ce qu’il signifiait réellement et avait adopté la formulation officieuse.

« Il va te falloir un bureau... » Heisenberg déplia sa taille de plus de 2 mètres et sa carrure d’ancien duelliste, maugréa une formule dans sa moustache roussie et fit disparaître le désordre qui régnait sur l’une des tables de la pièce. « Voilà, c’est ton bureau, tu peux le décorer comme tu veux, dans les accords prévus dans la circulaire PJZ-88-ter. »

Betty pouffa en se servant un café. Elle revint prendre place derrière son bureau et jaugea rapidement Evan du regard.

« Bon, parle nous de toi un peu, qu’est-ce que tu as comme A.S.P.I.C.s, qu’est-ce que tu sais faire ? Et qu’est-ce que tu attends du métier de briseurs de sorts ? »

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Evan F. Rosier


MessageSujet: Re: Tirez Pas Sur Le Stagiaire Mer 4 Juil - 0:31

- Par Merlin, je vous jure que si vous me redites encore une fois de me rendre au guichet  quatre de l’étage six dans le couloir D, je vais apprendre à voler à votre bureau, je ne répondrai pas des dégâts ! s’exclama Evan, à bout de patience, devant une secrétaire qui prit un air profondément offusqué. Je vous ai déjà dit milles fois que j’y suis déjà allé, par Salazard ! J’y ai même passé une demi-heure à attendre comme un abruti parce que vos collègues n’avaient pas l’air de savoir plus que moi où est-ce que je devais me rendre !

Une fois sa tirade sortie, Evan prit une profonde inspiration, tentant vainement de se calmer avant de réellement se mettre en colère. Cela faisait bientôt une heure qu’il tournait en rond dans le labyrinthe infernal de couloir qu’était Gringotts. Jusqu’à ce jour, il s’était contenté de l’entrée et de son coffre-fort, venant uniquement pour déposer ou emprunter de l’argent. Il avait toujours été guidé par les gobelins, et ça lui avait toujours évité de s’attarder sur les galeries tortueuses de Gringotts.

Mais aujourd’hui, c’était différent. Quelques semaines plus tôt, Evan avait passé ses ASPIC. Les résultats n’avaient pas tardé, et, presque immédiatement après, le jeune homme avait déposé une demande de stage à la banque. Pourquoi ici ? Parce qu’il y avait absolument tout ce que recherchait le désormais « ancien » Serpentard. Les domaines de prédilections des Briseurs de Sorts tournaient autour des Sortilèges et de la Métamorphose, ainsi que l’Etude des Runes, trois des matières préférées d’Evan. En plus de ça, ce n’était pas un métier de bureau où on demandait aux employés de rester constamment assis sur une chaise. Avec un peu de chance, le jeune homme aurait la chance de voyager, de voir un peu du pays. Il venait à peine de rentrer dans ce que les adultes appelaient « la vie active », mais il avait déjà la bougeotte. C’était ce qui l’avait poussé, plus que tout le reste, à abandonner toutes ses autres demandes lorsqu’il avait reçu la validation de son stage à la banque. Tant pis pour le Ministère, il préférait largement Gringotts.

Enfin, il préférait la banque quand il savait où aller.

Evan était arrivé en avance sur l’horaire qu’on lui avait communiqué pour son premier jour en tant que stagiaire des Briseurs de Sort. Autant faire preuve de volonté. L’ancien Serpentard était peut-être un sale gosse la plupart du temps, mais il savait aussi se montrer sérieux quand il le fallait. Il savait que ce stage pouvait lui ouvrir pas mal de portes par la suite, notamment à l’intérieur même de la célèbre banque, et il n’avait étrangement aucun mal à s’imaginer voyager dans le monde entier pour le compte de Gringotts. Cependant, après s’être présenté à l’accueil, les choses avaient commencé à tourner au vinaigre. Il avait été envoyé à un premier guichet, qui l’avait renvoyé vers un autre en lui disant que la législation avait changé, et que ce n’était plus eux qui s’occupaient de son cas. Le second accueil était tout simplement fermé, et Evan avait attendu comme un idiot jusqu’à ce que quelqu’un passe. Cette personne l’avait ensuite envoyé à ce foutu poste où il avait poireauté plus d’une demi-heure, les nerfs commençant à le lâcher, tandis que les secrétaires piaillaient entre eux qu’ils n’en savaient pas beaucoup plus que lui, balançant des centaines de chiffres et de lettres presque au hasard, perdant le nouveau stagiaire et l’irritant plus qu’il ne l’était déjà.

Et puis, pour finir, on l’avait envoyé ici, et, maintenant, cela faisait plus d’une dizaine de minutes qu’il essayait en vain d’expliquer à cette femme qu’il était déjà allé là où elle voulait l’envoyer, et qu’on l’avait envoyé ici parce qu’ils ne savaient pas où il voulait se rendre. Est-ce que c’était lui qui s’exprimait mal, ou étaient-ils tous idiots ici ?! Evan commençait sérieusement à se poser la question, et plus il s’énervait, plus il devenait insolent.

- Eh bien, si vous le prenez comme ça jeune homme, je ne peux rien pour vous, déclara alors la secrétaire en détournant la tête, l’air méprisante.
- Non mais je rêve ! s’exclama l'ancien Serpentard. Je demande rien de compliqué ! Je veux juste savoir où se trouve le bureau des Briseurs de Sorts ! Vous travaillez dans ce bâtiment ou bien ?!
- Que se passe-t-il ici ?

Evan et la secrétaire tournèrent la tête vers le nouveau venu d’un même geste. Un homme se trouvait là, et le jeune homme vit en lui une opportunité de se sortir de ce bourbier. Il semblait en avoir plus dans la cervelle que cette femme.

- Excusez-moi, mais je cherche le Bureau des Briseurs de Sort pour commencer mon stage, et personne n’a été capable de me l’indiquer. Ça fait plus d’une heure que je suis là, je suis très en retard, ajouta-t-il en lançant un regard irrité à la secrétaire.
- J’ai déjà expliqué à ce jeune homme que le guichet quatre de l’étage six dans le couloir D se trouvait juste à côté !

L’homme regarda tour à tour les deux personnes qui lui faisaient face, puis soupira profondément.

- Je vois. Marie, ce jeune homme ne cherche pas le bureau qui fait le lien avec les Briseurs, mais le bureau de Betty et Juliet. Enfin, c’est une erreur de débutant, ce n’est pas très grave.

La secrétaire, Marie, sembla se décomposer sous le regard enfin satisfait d’Evan, qui se sentait presque comme touché par un miracle. Il lui fit un sourire particulièrement irritant, puis se tourna vers l’homme, qui semblait plus en savoir que l’autre. Apparemment, ce n’était qu’une nouvelle comme lui qui avait surestimé ses compétences. Quand on voulait se la jouer, fallait avoir de quoi le faire, règle numéro un des ultra-narcissiques.

- Venez jeune homme, je vais vous conduire au Bureau.

Pour un peu, Evan l’aurait embrassé. Après un dernier regard de travers à la secrétaire, qui le lui rendit copieusement, il emboîta le pas de l’homme et partit enfin dans la bonne direction. Ils prirent de nombreux couloirs et escalier avant d’arriver devant la bonne porte. Enfin. Peut-être qu’il allait pouvoir commencer son stage. Avec une heure et demi de retard, constata-t-il en regardant sa montre, mais mieux valait tard que jamais. L’homme qui l’avait conduit lui souhaita bonne chance puis repartit à ses propres affaires, laissant Evan seul devant le bureau. Bien. Maintenant qu’il était là, il fallait qu’il retrouve l’énergie qu’il avait eue à son arrivée ici, et qu’il se mette en condition. Il devait faire bonne impression. De toute façon, cela ne devait pas être bien compliqué : séduire était une seconde nature chez le jeune homme. Il prit alors une profonde inspiration puis toqua.

La porte s’ouvrit aussitôt, brutalement, et Evan fut alors accueilli par un cri qui lui demandait ce qu’il voulait encore. Le jeune homme haussa un sourcil interloqué et resta sur le pas de la porte, hésitant entre entrer ou repartir tout de suite. Ce stage ne commençait pas sous les meilleurs auspices…

- … Bonjour ? déclara-t-il tout de même. Est-ce que j’ai enfin trouvé le bureau des Briseurs de Sortilèges, ou… pas ?

Il y avait deux employés assis à un bureau disparaissant presque sous la paperasse. Ils l’observèrent un moment, avant que la femme ne lui fit signe d’entrer. Ah ! Enfin ! Il allait pouvoir arrêter de traverser tout le bâtiment de long en large ! Il entra donc et referma la porte derrière lui. Bien. Et maintenant ? Evan observa toute la pièce. Il y avait de tout dans tous les coins. Les bureaux croulaient sous la paperasse, et les étagères étaient remplies de bibelots : de petites statuettes égyptiennes, des petites boites aux motifs chinois, et d’autre plus intrigantes couvertes de runes diverses. Tout cela intéressait beaucoup le jeune homme. Chez les Moldus, ces bibelots seraient uniquement des objets de décoration, mais chez les sorciers, chaque statuette pouvait avoir son importance magique. S’installant sur une des chaises libres, Evan balaya tout ce qui l’entourait du regard, intrigué et très excité par ce nouvel environnement. Il fallait dire que, comme beaucoup d’élèves de Poudlard, il n’avait pas connu beaucoup d’autres paysages que le Chemin de Traverse et l’Ecole. Changer d’environnement, c’était le signal de départ d’un nouvel acte.

- Je m’appelle Evan Rosier, expliqua-t-il ensuite en se tournant vers les deux Briseurs de Sortilèges. Tenez, voici ma convocation.

L’homme qui l’avait agressé quand il avait toqué les présenta. L’homme s’appelait Heisenberg – il s’était du moins présenté comme ça – et la femme, c’était Betty Holmwood-Black. Evan tiqua légèrement à l’entente du nom. Bien sûr, il avait entendu parler de cette famille dont le père était persuadé d’être un descendant Sang-Pur caché. Apparemment, la mère était une Shafiq. Enfin, ce n’était pas l’affaire d’Evan, et il se fichait bien d’avoir un Sang-Mêlé en face de lui. Du moment qu’il obtenait ce qu’il voulait de son stage… Et puis, il n’avait rien contre les Sang-Mêlés, hein, la preuve avec Lys. Mais ce n’était pas le sujet…

- Le nom me plaît, je marche, répondit le jeune homme, quand Betty lui souhaita officiellement la bienvenue.

Evan s’installa ensuite à l’endroit que lui avait dégagé le mastodonte, déposant enfin son sac. Il avait emporté le strict minimum nécessaire, comme il aurait pu le faire un jour de rentrée. Il se sentit soudain assez bête, se rendant compte qu’il pensait encore comme un enfant, et pas assez comme un adulte. IL n’en laissa rien paraître, malgré le coup à l’estime qu’il venait de se mettre tout seul, puis lança un regard mitigé à l’homme quand ce dernier commença de nouveau à enchaîner des lettres et des chiffres qui n’avaient absolument aucun sens pour Evan. On pouvait pas donner des noms plus à toutes ces règles, circulaires, lois et autres joyeusetés ? Heureusement que le jeune homme n’avait jamais été attiré par le droit. Enfin, s’il avait pensé s’épargner la paperasse ici, il se rendait compte que ce n’était peut-être pas totalement le cas…

Mais malgré tout, Evan sentait quelque chose en lui, un mélange de joie et d’excitation. Ça faisait longtemps qu’il n’avait pas eu l’occasion d’évoluer ainsi. Poudlard, c’était bien joli, mais entrer dans la vie active, c’était tout autre chose, et le jeune homme aurait presque demandé par quoi il devait commencer, là, maintenant, tout de suite. Il était prêt à travailler, surtout si le job tenait ses promesses.

- Eh bien, j’ai validé tous mes ASPIC, répondit Evan, fier d’annoncer sa réussite. Enfin, tous sauf un. Je me suis loupé en Histoire de la Magie, mais j’ai jamais trouvé ça bien passionnant, et j’ai presque envie de dire qu’un P, c’est assez correcte pour moi. J’ai eu des Optimal, aussi, en Sortilège, Métamorphose, Potion et Rune. Ensuite, j'ai eu des Effort Exceptionnel en Astronomie et Magie Noire, et un Acceptable en Botanique. Pour ce qui est de ce que je sais faire…

Evan réfléchit un instant. Est-ce qu’il devait tout balancer en vrac ? Non parce que peut-être que certaines choses n’étaient pas très utiles… Enfin, dans un métier comme celui-là, tout devait être bon à prendre.

- J’étais dans l’équipe de ma maison au Quidditch, au poste de Poursuiveur, alors je me débrouille très bien sur un balai. Je faisais partie de l’équipe d’élève qui a fait un match contre les adultes, lors des vacances nationales. Sinon, je préfère davantage la pratique et l’action à la théorie. Euh…

Est-ce que avoir vaincu - ou plutôt survécu à - une monstro-plante dans la forêt interdite pouvait rapporter des points ?

- Après, je me débrouille partout et j’assurerai quoi qu’il arrive, ajouta-t-il alors avec aplomb, peu décidé à se laisser déstabiliser et sûr de ses compétences.

Il n’avait presque aucune expérience concrète, il n’était qu’un étudiant sans expérience qui sortait de l’école et qui était bombardé dans la réalité. Oui, il était sûr de lui, mais il fallait maintenant qu’il le prouve. Evan avait l’avantage de son ego : il était sûr de ses compétences, alors il pouvait se montrer sûr de lui, même s’il n’était au final qu’un jeune adulte.

La dernière question était plus simple. Ce qu’il attendait du métier ? Tout ce qu’il pouvait lui offrir.

- Ce que j’attends du métier ? Je veux m’améliorer dans la pratique de la magie, m’émanciper de tout ce que je connais déjà et voir du pays, si possible. Je veux bouger, je veux quelque chose de nouveau qui me permettra d’évoluer dans un environnement différent. Et l’indépendance. Si j’avais voulu être pouponné, je serais allé au Ministère, affirma-t-il, encore une fois avec détermination. Et puis, tant qu’à faire, pratiquer dans les domaines qui me plaisent le plus : les sortilèges et la métamorphose.

Bon. Normalement, avec ça, il devait déjà être en plus ou moins bonne situation. Il s'était montré sûr de lui, il s'était montré poli et respectueux, il avait clairement exposé ses capacités, et il faisait preuve de volonté. Bon. Tout allait bien se passer. Tant que personne ne le laissait se déplacer seul dans ce maudit bâtiment, tout irait bien.

- Je me suis pas mal renseigné sur le métier de Briseur de Sorts, et j'y ai tout de suite vu une bonne opportunité, explica-t-il ensuite. A Poudlard, on est bien, mais on fait rien, on s'empate en engrangeant du savoir. Au Minstère, on reste derrière un bureau. Avant de m'assoir définitivement, j'aimerais bien bouger un peu, ajouta-t-il en souriant. D'ailleurs, vous pouvez peut-être me dire comment ça se passe au sein même du métier ? demanda-t-il alors, l'air intéressé. Vous travaillez ici depuis combien de temps ?

Evan faisait preuve d'un flegme qui frisait l'insolence. On attendait généralement d'un stagiaire qu'il reste à sa place et qu'il se contente de faire ce qu'on lui disait et d'apprendre. Evan ne voulait pas de ça. Il voulait être considéré comme un adulte. S'en était terminé de l'enfance et des petits problèmes. Il était majeur, et ce n'était pas en se laissant marcher dessus qu'il allait prouver à tout le monde qu'il était le plus fort et que, dans quelques années, personne ne pourrait ignorer son nom, et ce pour autre chose que son sang pur. C'était très prétentieux, oui, mais qui avait dit qu'Evan était humble ?

Personne, on était bien d'accord.
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